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dimanche 30 mars 2014

Plantes sauvages, les premiers légumes de l'année

Avec le retour des beaux jours, de nombreuses plantes sauvages et légumes vivaces pointent leur nez. C'est l'occasion de déguster leurs jeunes pousses tendres et très savoureuses.

Fenouil sauvage Consoude

Chou d'Aubenton Bourrache

Fin-mars :

- ail des ours
- plantain corne de cerf
- fenouil sauvage
- livêche
- cerfeuil musqué
- chou d'Aubenton
- consoude
- ciboule, cive de Saint Jacques, oignon rocambole

Consoude Livèche

Ail des ours Cerfeuil musqué

Ciboule

Et début-avril :

- bourrache
- orties
- pissenlits
- fleurs de pissenlits
- boutons d'ail des ours
- égopode
- gaillet gratteron
- chénopode Bon Henri
- fleurs de plantain
- aspérule odorante (pour le Maitrank, mmmm)

J'ai préparé une soupe avec les jeunes feuilles de fenouil, de la bourrache, de la livêche et un peu de céleri (et des pommes de être pour épaissir). Un goût de soupe au cerfeuil, trop bon !

Également tout simple et délicieux, des tartines des maquée (fromage blanc très épais) à la ciboulette, ou les œufs des poules brouillés à la ciboulette.

Ciboule

Des recettes à base de plantes sauvages et de légumes vivace se trouvent à la rubrique "Recette" de ce blog. N'hésitez pas à nous en suggérer d'autres en laissant un commentaire ci-dessous ! Merci d'avance !

samedi 22 mars 2014

Un potager couvert en permanence, c'est tout bénéfice !

Dans son guide du "nouveau" jardinage, Dominique Soltner préconise de couvrir en permanence le sol du potager d'une épaisse couche de "mulch" (déchets verts, paille, BRF,...).

Cette technique (déjà bien connue en permaculture) favorise la vie dans le sol (vie bactérienne, vers de terre), le rend plus fertile et évite beaucoup de travail au jardinier.

Potager couvert de mulch

Un sol plus fertile

La couverture du sol évite le "lessivage" des minéraux par les pluies d'hiver, une vraie catastrophe pour le sol. Au contraire, bien nourri par le compost en décomposition, le sol s'enrichit en humus durant l'hiver et sera nettement plus fertile.

Fini le bêchage, et le désherbage !

Le sol est travaillé en permanence par les vers de terre sous la couche de mulch. Il sera donc inutile (et même très néfaste) de le labourer, et les indésirables n'y auront plus droit de cité. Finies les corvées du bêchage et du désherbage !

Potager couvert de mulch Potager couvert de mulch

Finis les arrosages !

La couverture permanente du sol évite le dessèchement l'été (où l'on utilisera plutôt de la paille). Finie la corvée d'arrosage (sauf lors des semis et repiquages). Même s'il ne pleut pas, la couche de mulch retient l'eau emmagasinée par le sol durant l'hiver. Sur ce point, je reste un peu sceptique mais on verra après l'été...

Le guide de Dominique Soltner

Le "Guide du nouveau jardinage" est plutôt coûteux (30 eur). Sa mise en page est assez moche (j'ose le dire) et, à la première lecture, on a l'impression que toutes les pages répètent la même chose : il faut couvrir le sol (c'est écrit en rouge et en gras !).

Toutefois, il ne m'a pas fallu 3 pages pour être totalement convaincue de la méthode !

Guide du nouveau jardinage, Dominique Soltner

En relisant le guide de façon approfondie, j'y découvre de précieuses informations, comme la page expliquant de façon didactique ce qu'est l'humus, ou celle, très concrète, sur la culture des pommes de terre.

Chose originale, Dominique Soltner est un fan inconditionnel du compost "industriel" produit à haute température et que l'on trouve dans les parcs à container. Personnellement, je n'ai pas grande confiance dans ce compost dont on ignore l'origine, mais il faut reconnaître que pour le semis, il présente l'avantage de ne plus contenir de graines, à l'opposé de mon compost peu fermenté qui en est bourré !

Quelle différence avec la permaculture ?

La culture sous mulch se pratique en longues plate-bandes de 1m30 de largeur maximum (pour ne pas devoir marcher sur le sol).

Les buttes de permaculture sont également couvertes en permanence. Mais vu leur forme arrondie, le mulch à tendance à glisser vers le bas, laissant parfois le sol à nu. Le dessèchement reste un problème en haut des buttes, même si cela va déjà beaucoup mieux que dans les carrés.

Potager couvert de mulch

Pourquoi changer de méthode de jardinage ?

Le jardinage est un éternel recommencement, et chaque année nous apprend de nouvelles techniques.

Après les carrés, jolis mais peu productifs, nous avons essayé la permaculture.

La forme de la butte ne permet pas la culture en lignes, elle est surtout idéale pour les gros légumes (choux, poirées, scaroles, courgettes) et les légumes vivaces.

Dans les plates-bandes, je compte revenir à une culture en lignes, en essayant d'appliquer les principes de Gertrud Franck (lignes espacées de 50 cm, séparées d'une ligne d'engrais vert ou d'épinards) en alternant les lignes de légumes feuilles, fruits et racines.

J'espère enfin réussir un potager productif, avec des légumes que j'adore mais que je ne suis pas encore parvenue à faire pousser, comme les carottes, les épinards ou les haricots. On vous tient au courant !

vendredi 21 mars 2014

Dernières récoltes : les légumes de fin d'hiver

Dès le 21 mars, les légumes qui ont passé l'hiver au potager vont monter en graines. C'est le moment de récolter ceux qui ont été épargnés par le gel tels que : cresson de jardin, choux, poireaux, bettes, chicorée pain de sucre, scarole, doucette (mâche) et claytone de Cuba.

Choux au printemps

Gardez toujours quelques plantes pour qu'elles se ressèment spontanément (éviter toutefois d'utiliser des semences F1 pour ne pas avoir de curieuses surprises à la seconde génération).

Légumes à la fin de l'hiver Légumes à la fin de l'hiver

Légumes à la fin de l'hiver Légumes à la fin de l'hiver

Légumes à la fin de l'hiver Légumes à la fin de l'hiver

Quelques idées de menus de fin d'hiver aux légumes du potager :

- soupe de cresson de jardin et claytone de Cuba
- poireaux étuvés (par exemple en accompagnement d'un poisson)
- bettes au gratin avec des petits cubes de jambon et une sauce blanche
- risotto de chicorée pain de sucre
- chou farci
- soupe au chou.

mercredi 12 mars 2014

Pourquoi j'arrête le potager en carrés

Après 8 ans de bons et loyaux services, j'ai décidé de sacrifier 3 de nos 6 carrés pour revenir à un potager plus traditionnel, avec des lignes de 1m30 de largeur séparées par une mince allée.

Pourquoi arrêter le potager en carrés ?

Il y a 8 ans, nous étions parmi les tout premiers à adopter cette nouvelle manière de jardiner dans des mouchoirs de poche. Si le potager en carrés nous a donné beaucoup de satisfaction, notamment par son esthétique et sa facilité d'accès, force est de constater que la méthode des carrés présente des faiblesses.

Pourquoi j'arrête le potager en carrés

Principaux inconvénients du potager en carrés :
  • Très faible productivité : quand un semis n'est pas raté ni attaqué par les prédateurs, il donne au mieux 16 radis ou 3 laitues. Souvent, c'est juste bon pour l'apéro, mais pas pour nourrir une famille nombreuse !
  • La place occupée par les allées représente une importante surface "perdue" pour la culture
  • Les carrés dessèchent très fort en été si on ne les arrose pas. Les résultats sont très décevants pour les pois, haricots et pour toutes les cucurbitacées, gourmandes en eau. Comme nous ne souhaitons pas devenir esclave de l'arrosage, il ne reste plus au bout de l'été que des fleurs de soucis, tournesols et bourrache, mais plus aucun légume !
  • Il est très difficile, sans abîmer ses carrés, de lutter contre les indésirables aux racines profondes, comme le liseron et le chiendent. Au bout de quelques années ceux-ci finissent pas s'installer profondément sous les carrés où ils ne craignent pas l'arrachage, et ils envahissent tout en lançant leur feuilles vers le haut.
  • Les allées, rapidement colonisées par l'herbe, les renoncules et les pissenlits, représentent un gros travail d'entretien, le tout à la cisaille et à quatre pattes (4 côtés de 1m30 x 6 carrés, plusieurs fois par an, faites le compte...)
  • Le sol, trop riche en azote (apports de compost) et exposé aux pluies (pas facile de pailler quand toute la surface est semée), ne maintient pas seul son équilibre comme en permaculture ou en jardinage sous paillage
  • La pourriture des planches est inévitable au bout de 8 ans (je m'estime heureuse qu'elles aient tenu aussi longtemps).

Pourquoi j'arrête le potager en carrés

Pourquoi conserver quand même 3 carrés ?

Les carrés sont parfaits pour les semis de printemps (à condition de résister aux limaces). La terre s'y réchauffe plus vite qu'ailleurs au jardin. Les légumes feuilles y poussent très bien (cycle court, terre riche en compost, multiples variétés sur de petites surfaces, l'idéal pour une salade variée). Les aromatiques y sont également à l'aise.

Et puis, ils sont très esthétiques, aussi nous conservons les 3 carrés entourés de buis en boule et agrémentés de diverses structures en bois pour y faire grimper de ipomées ou des haricots d'Espagne purement décoratifs.

On y cultivera des légumes feuilles (roquette, laitue à couper, pourpier, ficoïde, persil puis mâche, cresson de jardin, chicorée et claytone de Cuba en hiver). En revanche, nous n'y avons jamais réussi les épinards, pourtant réputés faciles à cultiver.

Pourquoi j'arrête le potager en carrés Pourquoi j'arrête le potager en carrés

Vers un jardin plus productif ?

Les carrés ont été transformés en une grande bande de culture de 1m30 de large, où je cultiverai les légumes en lignes, sans labour et sans marcher sur le sol. Les allées ont été remplies de compost et seules les planches extérieures du rectangle sont conservées, pour contenir la terre surélevée. Le sol sera paillé en permanence entre les lignes de culture, pour éviter l'évaporation en été et favoriser le travail des vers de terre en hiver.

Pourquoi j'arrête le potager en carrés Pourquoi j'arrête le potager en carrés

Premiers semis et plantations (en mars) : fèves, salades et persil sous tunnel, ail, oignons et échalotes. Les résultats suivront... les photos aussi :-) A bientôt !