Dans son guide du "nouveau" jardinage, Dominique Soltner préconise de couvrir en permanence le sol du potager d'une épaisse couche de "mulch" (déchets verts, paille, BRF,...).

Cette technique (déjà bien connue en permaculture) favorise la vie dans le sol (vie bactérienne, vers de terre), le rend plus fertile et évite beaucoup de travail au jardinier.

Potager couvert de mulch

Un sol plus fertile

La couverture du sol évite le "lessivage" des minéraux par les pluies d'hiver, une vraie catastrophe pour le sol. Au contraire, bien nourri par le compost en décomposition, le sol s'enrichit en humus durant l'hiver et sera nettement plus fertile.

Fini le bêchage, et le désherbage !

Le sol est travaillé en permanence par les vers de terre sous la couche de mulch. Il sera donc inutile (et même très néfaste) de le labourer, et les indésirables n'y auront plus droit de cité. Finies les corvées du bêchage et du désherbage !

Potager couvert de mulch Potager couvert de mulch

Finis les arrosages !

La couverture permanente du sol évite le dessèchement l'été (où l'on utilisera plutôt de la paille). Finie la corvée d'arrosage (sauf lors des semis et repiquages). Même s'il ne pleut pas, la couche de mulch retient l'eau emmagasinée par le sol durant l'hiver. Sur ce point, je reste un peu sceptique mais on verra après l'été...

Le guide de Dominique Soltner

Le "Guide du nouveau jardinage" est plutôt coûteux (30 eur). Sa mise en page est assez moche (j'ose le dire) et, à la première lecture, on a l'impression que toutes les pages répètent la même chose : il faut couvrir le sol (c'est écrit en rouge et en gras !).

Toutefois, il ne m'a pas fallu 3 pages pour être totalement convaincue de la méthode !

Guide du nouveau jardinage, Dominique Soltner

En relisant le guide de façon approfondie, j'y découvre de précieuses informations, comme la page expliquant de façon didactique ce qu'est l'humus, ou celle, très concrète, sur la culture des pommes de terre.

Chose originale, Dominique Soltner est un fan inconditionnel du compost "industriel" produit à haute température et que l'on trouve dans les parcs à container. Personnellement, je n'ai pas grande confiance dans ce compost dont on ignore l'origine, mais il faut reconnaître que pour le semis, il présente l'avantage de ne plus contenir de graines, à l'opposé de mon compost peu fermenté qui en est bourré !

Quelle différence avec la permaculture ?

La culture sous mulch se pratique en longues plate-bandes de 1m30 de largeur maximum (pour ne pas devoir marcher sur le sol).

Les buttes de permaculture sont également couvertes en permanence. Mais vu leur forme arrondie, le mulch à tendance à glisser vers le bas, laissant parfois le sol à nu. Le dessèchement reste un problème en haut des buttes, même si cela va déjà beaucoup mieux que dans les carrés.

Potager couvert de mulch

Pourquoi changer de méthode de jardinage ?

Le jardinage est un éternel recommencement, et chaque année nous apprend de nouvelles techniques.

Après les carrés, jolis mais peu productifs, nous avons essayé la permaculture.

La forme de la butte ne permet pas la culture en lignes, elle est surtout idéale pour les gros légumes (choux, poirées, scaroles, courgettes) et les légumes vivaces.

Dans les plates-bandes, je compte revenir à une culture en lignes, en essayant d'appliquer les principes de Gertrud Franck (lignes espacées de 50 cm, séparées d'une ligne d'engrais vert ou d'épinards) en alternant les lignes de légumes feuilles, fruits et racines.

J'espère enfin réussir un potager productif, avec des légumes que j'adore mais que je ne suis pas encore parvenue à faire pousser, comme les carottes, les épinards ou les haricots. On vous tient au courant !