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dimanche 28 juin 2015

Pourquoi j'arrête la permaculture

La permaculture, c'est fort joli et même "militant", mais ça n'a pas que des avantages (perte de place, invasives, manque de paillage en été,...). Après plus de 3 ans avec 5 buttes en permaculture, j'ai décidé de revenir à un potager plus classique. C'est avec plaisir que je partage mon expérience avec vous.

Inconvénients de la permaculture :

- Sol (argileux) très compact et sec en haut des buttes, qui ont tendance à se découvrir. Pour vous donner une idée, même debout sur ma fourche-bêche, je ne parvenais pas toujours à creuser un trou de plantation pour mes plantes !

- Présence d'invasives (liseron, chiendent) qui font des racines en profondeur, impossibles à retirer sans retourner le sol

- Manque de paillage en été (la permaculture a pour principe de recycler ce qui vient du jardin sans importer d'autres matières comme la sciure ou la paille de lin)

- La permaculture ne convient pas aux légumes-racine ni aux semis (il faut tout repiquer... et essayez toujours de repiquer une carotte !), les haricots y dessèchent ou se font dévorer et les pommes de terre envahissent tout.

- Perte de place avec les buttes (allées et cotés des buttes peu faciles à cultiver). Impossible de créer des "trous de serrure" dans un petit jardin

Au final, un potager esthétique mais qui ne nourrit pas ma famille de 5 personnes de façon variée et productive, loin de là.

Pourquoi j'arrête la permaculture
J'ai donc décidé de retourner mes buttes de permaculture à la fourche-bêche

Avantages de la permaculture

- Mon sol s'est nettement amélioré par endroits, surtout dans les zones cultivées en buttes plates qui ont moins desséché. La terre est noire et sent bon, les vers de terre y sont très nombreux.

- Les buttes sont pratiques pour cultiver les gros légumes (choux, bettes, arroche,...) et les légumes vivaces

- Le côté "melting-pot" est très esthétique

Buttes de permaculture Buttes de permaculture

Ce que je garderai de mon expérience en permaculture

Je garde une butte en permaculture pour les choux, les légumes vivaces, quelques patates et pour repiquer les légumes qui ne trouvent pas leur place ailleurs.

Je continuerai à mélanger les légumes et à les laisser se ressemer naturellement

Le sol sera paillé partout dans la mesure du possible : j'étendrai sur le potager les tontes de haies (BRF) en automne, de pelouse (chicken mulch), la paille du poulailler, et j'y jetterai même mon compost en hiver.

Je continuerai à tolérer les limaces pour autant qu'elles ne dépassent pas le quota que je leur accorde (10% des récoltes).

Pourquoi j'arrête la permaculture

Et maintenant ?

Je ne bêche pas le sol en profondeur mais je le nettoie chaque année (racines de liseron et chiendent) et je casse les grosses mottes d'argile au moyen d'une fourche-bêche (j'ai essayé la grelinette, très chère, qui ne casse pas les mottes).

Je retire le paillage au moment des semis et je le remets quand les plants seront assez robustes (cela permet de limiter les dégâts des limaces, de réchauffer le sol et surtout de voir si ça pousse !).

J'avoue que j'ai quand même dû renoncer à mes rêves de carottes, navets et autres légumes racine : le sol argileux, même bien travaillé, ne leur convient décidément pas. J'ai également du mal avec les haricots... Mais j'ai pu enfin mettre des lignes de poireaux, de fêves, de petits pois et de pommes de terre.

Pour le reste, les petites graines enfouies dans le sol ont germé toutes seules : le potager "en lignes" ressemble à nouveau à une jungle, avec arroche, bettes, bourrache, soucis. Adieu mes rêves de lignes bien régulières de légumes bien rangés !

Pourquoi j'arrête la permaculture
Au mois de juin, il faut avouer que les cultures en lignes ne sont pas au rendez-vous...

samedi 10 mai 2014

Savez-vous planter des choux...

Avant d'installer nos buttes de permaculture, j'avoue avoir eu beaucoup de mal à récolter des choux au potager. Mais tout a changé, ce 1er mai, en découvrant non pas un, mais 3 énormes choux-fleurs, sur un pied de chou planté en... septembre 2012, soit deux ans plus tôt !

Récolte de chou-fleur

Eh oui, en permaculture, il ne faut pas être trop pressé... mais quelles belles surprises au détour d'un petit tour au jardin !

Nous n'avons pas pesé "la bête" mais à la tête de Florine, on devine qu'il était bien lourd !

Récolte de chou-fleur Récolte de chou-fleur

Quel contraste avec les pieds de chou achetés ce printemps (en mars) et qui, malgré un temps très doux, ont stressé et donné une pomme minuscule.

Récolte de chou-fleur Récolte de chou-fleur

Le chou planté en septembre a pris le temps de s'installer. Après avoir passé un hiver rigoureux sous la neige, il s'est épanoui l'été suivant et nous a ravis par la jolie couleur de ses feuilles. Et lorsque, après encore un hiver, ses collègues se sont mis à monter en fleurs, il nous a gratifié de trois magnifiques récoltes.

Notre chou-fleur durant l'été 2013

Il n'y a pas que le chou-fleur qui se plaît dans la permaculture : nous y avons aussi planté un chou Daubenton, 5 plants de choupin (essai pour les Facultés agronomiques de Gembloux) et du chou vert, qui a lui aussi donné trois belles têtes après deux hivers passés en terre.

Récolte de chou-fleur

Précisons que nous ne traitons ni ne protégeons les choux contre les chenilles, bien au contraire : nous préférons de loin avoir des papillons au jardin, et nous passer de choupin ;-)

Chou Daubenton Choupin

Désormais, nous pouvons fièrement chanter "Savez-vous planter des choux... à la mode de chez nous" !

samedi 22 mars 2014

Un potager couvert en permanence, c'est tout bénéfice !

Dans son guide du "nouveau" jardinage, Dominique Soltner préconise de couvrir en permanence le sol du potager d'une épaisse couche de "mulch" (déchets verts, paille, BRF,...).

Cette technique (déjà bien connue en permaculture) favorise la vie dans le sol (vie bactérienne, vers de terre), le rend plus fertile et évite beaucoup de travail au jardinier.

Potager couvert de mulch

Un sol plus fertile

La couverture du sol évite le "lessivage" des minéraux par les pluies d'hiver, une vraie catastrophe pour le sol. Au contraire, bien nourri par le compost en décomposition, le sol s'enrichit en humus durant l'hiver et sera nettement plus fertile.

Fini le bêchage, et le désherbage !

Le sol est travaillé en permanence par les vers de terre sous la couche de mulch. Il sera donc inutile (et même très néfaste) de le labourer, et les indésirables n'y auront plus droit de cité. Finies les corvées du bêchage et du désherbage !

Potager couvert de mulch Potager couvert de mulch

Finis les arrosages !

La couverture permanente du sol évite le dessèchement l'été (où l'on utilisera plutôt de la paille). Finie la corvée d'arrosage (sauf lors des semis et repiquages). Même s'il ne pleut pas, la couche de mulch retient l'eau emmagasinée par le sol durant l'hiver. Sur ce point, je reste un peu sceptique mais on verra après l'été...

Le guide de Dominique Soltner

Le "Guide du nouveau jardinage" est plutôt coûteux (30 eur). Sa mise en page est assez moche (j'ose le dire) et, à la première lecture, on a l'impression que toutes les pages répètent la même chose : il faut couvrir le sol (c'est écrit en rouge et en gras !).

Toutefois, il ne m'a pas fallu 3 pages pour être totalement convaincue de la méthode !

Guide du nouveau jardinage, Dominique Soltner

En relisant le guide de façon approfondie, j'y découvre de précieuses informations, comme la page expliquant de façon didactique ce qu'est l'humus, ou celle, très concrète, sur la culture des pommes de terre.

Chose originale, Dominique Soltner est un fan inconditionnel du compost "industriel" produit à haute température et que l'on trouve dans les parcs à container. Personnellement, je n'ai pas grande confiance dans ce compost dont on ignore l'origine, mais il faut reconnaître que pour le semis, il présente l'avantage de ne plus contenir de graines, à l'opposé de mon compost peu fermenté qui en est bourré !

Quelle différence avec la permaculture ?

La culture sous mulch se pratique en longues plate-bandes de 1m30 de largeur maximum (pour ne pas devoir marcher sur le sol).

Les buttes de permaculture sont également couvertes en permanence. Mais vu leur forme arrondie, le mulch à tendance à glisser vers le bas, laissant parfois le sol à nu. Le dessèchement reste un problème en haut des buttes, même si cela va déjà beaucoup mieux que dans les carrés.

Potager couvert de mulch

Pourquoi changer de méthode de jardinage ?

Le jardinage est un éternel recommencement, et chaque année nous apprend de nouvelles techniques.

Après les carrés, jolis mais peu productifs, nous avons essayé la permaculture.

La forme de la butte ne permet pas la culture en lignes, elle est surtout idéale pour les gros légumes (choux, poirées, scaroles, courgettes) et les légumes vivaces.

Dans les plates-bandes, je compte revenir à une culture en lignes, en essayant d'appliquer les principes de Gertrud Franck (lignes espacées de 50 cm, séparées d'une ligne d'engrais vert ou d'épinards) en alternant les lignes de légumes feuilles, fruits et racines.

J'espère enfin réussir un potager productif, avec des légumes que j'adore mais que je ne suis pas encore parvenue à faire pousser, comme les carottes, les épinards ou les haricots. On vous tient au courant !

dimanche 23 juin 2013

Le "chicken mulch"

En permaculture, on essaie d'utiliser un maximum les ressources de son jardin pour pailler le sol de son potager. Le "chicken mulch" est une application simple et utile de cet écosystème.

Chicken mulch

Pour réussir un bon "chicken mulch", il vous faut :

- des poules dans un enclos
- des tontes de pelouse
- idéalement quelques jours sans pluie

Chicken mulch

Déposez l'herbe tondue en petit tas dans l'enclos des poules.

Chicken mulch

Laissez-les gratter, mélanger, fertiliser (je passe les détails...) et manger les petites bestioles ainsi que les graines, pendant environ une semaine. Lorsque le mélange est bien sec et couleur terre, ratissez et épandez en couche fine dans la permaculture. Renouvelez très régulièrement l'opération, surtout en été.

Chicken mulch Chicken mulch

Plus jamais vous ne jetterez vos tontes au parc à container, elles sont tellement plus utiles au jardin !

lundi 1 octobre 2012

Le BRF (Bois Raméal Fragmenté) en pratique

Bois Raméal Fragmenté

Nous avons une longue et haute haie de hêtre et de charme que nous taillons le plus tard possible dans la saison. Au lieu de nous débarrasser des branches, nous recyclons au potager un des meilleurs mulch que la Nature nous met à disposition : le BRF (abréviation un peu barbare pour "Bois Raméal Fragmenté).

Comment fabriquer du BRF ?

Utilisez du bois feuillu, et des branches (avec feuilles vertes) de maximum 2 à 3 cm de diamètre. Vous pouvez bien entendu louer ou emprunter le broyeur du voisin, mais une vieille tondeuse fait bravement le même travail, un peu d'huile de bras en plus...

Bois Raméal Fragmenté Bois Raméal Fragmenté

Attention, le Bois Raméal Frangmenté ne se conserve pas en tas, il composte très rapidement. Si votre parcelle de potager n'est pas prête à recevoir le BRF, conservez les branches entières, sous une bâche (pour éviter qu'elles ne se dessechent), et broyez-les juste avant l'épandage.

Bois Raméal Fragmenté

Où épandre le BRF ?

Le Bois Raméal Fragmenté est un couvre-sol idéal pour le potager, les buttes de permaculture, les massifs de vivaces, pour protéger des plantes gélives,... N'hésitez pas à y aller généreusement : j'épands une couche de 5 à 10 cm d'épaisseur, en veillant à ne pas laisser le moindre coin de terre à nu.

Bois Raméal Fragmenté Bois Raméal Fragmenté

Evitez juste de lâcher les poules dans les parcelles couvertes de BRF, elles seront folles de joie mais vos légumes subiront quelques dommages colatéraux !

A quelle saison épandre le BRF ?

Le bois broyé s'épand au début de l'automne. Il a ainsi le temps de se décomposer durant l'hiver tout en évitant de priver les légumes d'azote (le BRF consomme de l'azote en se décomposant). Au printemps, vous découvrirez un sol plein d'humus, consciencieusement labouré par les vers de terre et prêt à planter.

Pour les autres saisons, il existe d'autres couvre-sols.

Peut-on semer sous du BRF ?

Longtemps, j'ai pensé que si le sol était couvert, les semis (spontanés ou assistés) ne pourraient pas s'y développer.

Bois Raméal Fragmenté

C'est avec grande surprise que j'ai constaté que la moutarde (engrais vert) poussait très bien à travers le BRF. Idem pour les semis spontanés d'épinards et de bettes. Une règle (à vérifier) semble être que les "grosses" semences (où commence gros et petit ?) poussent dans problème à travers le mulch.

Bois Raméal Fragmenté Bois Raméal Fragmenté

Deux articles pour aller plus loin :

jeudi 20 septembre 2012

Des légumes sans arrosage ?

Chaque année, c'est pareil : on se lance dans les semis en avril et mai, tout pousse bien en juin et puis on part en vacances. Au retour, c'est la désolation au potager :
- des salades de 80 cm de hauteur
- des haricots desséchés sur leur tige
- des courges rabougries qui font pitié
- des endroits où il n'y a strictement plus rien (on retrouve juste l'étiquette du semis...)
- j'en passe, et des pires (et je ne vous montre pas les photos !)...

Si vous avez une résidence secondaire, vous hésitez peut-être à installer un potager, de peur que les légumes ne dépérissent en votre absence.

Pourtant, certains légumes peuvent résister à un été sans arrosage, du moins au nord de la Loire, où les températures restent dans les 20° C et où les périodes de sécheresse dépassent rarement 15 jours consécutifs.

Pour ma part, le Chemin de Compostelle m'attire irrésistiblement chaque été, au point que j'abandonne lâchement le potager durant deux mois ! Je sais, c'est indigne d'une jardinière, mais je suis persuadée qu'avec la permaculture, une bonne planification des semis et un peu de chance, il y a moyen de cultiver des légumes sans devoir arroser.

Petit inventaire des légumes qui ont survécu à un été (belge) sans arrosage :

Les herbes aromatiques

Persil plat et frisé semés au printemps et repiqués en mai
Ciboule et ciboulette
Aneth
Coriandre (elle a fait des graines mais celles-ci sont délicieuses !)

Ciboule Persil plat

Les tubercules

Topinambours
Crosnes du Japon
Ocas du Pérou
Pommes de terre (les feuilles ont entièrement disparu mais les patates sont bien là, sous terre : il faut juste un peu de chance pour les retrouver dans la permaculture !)

Topinambours Ocas du Pérou

Les légumes racine

Carottes et panais
Radis noirs semés en juin
Betteraves
Fenouil
Raifort

Carottes Fenouil

Les légumes feuilles

Bettes
Chicorées "pain de sucre"
Pourpier
Chénopode Bon Henri
Artichaut
Cardon

Bettes Chicorées Pain de sucre

Cresson Céleri

Parmi les légumes qui ont résisté à la sécheresse, on retrouve pas mal de légumes vivaces. Par définition, ces légumes "poussent tout seuls" et ne nécessitent pas d'arrosage. Ils sont les amis du jardinier paresseux et incontournables en permaculture.

Quelques conseils

- Un épais paillage autour des légumes est obligatoire si l'on veut limiter ou supprimer l'arrosage
- Oubliez le potager en carrés qui dessèche beaucoup trop en été : à peu près rien n'y a survécu à part le persil et des mini-carottes ! Attention aussi au sommet des buttes de la permaculture !
- Si vous avez un coin de jardin orienté au nord, ou sous-bois, c'est là que vous mettrez les courgettes durant l'été, en çroisant les doigts pour que les limaces n'en fassent pas un festin en votre absence et qu'il ne pleuve pas trop (attaque d'oïdium).

Capucines et courgettes semées dans un coin ombragé du jardin

dimanche 10 juin 2012

10 trucs pour cohabiter (presque) pacifiquement avec les limaces

Cohabiter avec les limaces et les escargots : une utopie ?

Et si, au lieu de chercher à exterminer les limaces, on tentait de vivre ensemble au potager ? Un jardin transformé en écosystème harmonieux et équilibré, c'est notamment ce que propose la permaculture.

Comment cohabiter avec les limaces ?

Nos 10 trucs les plus efficaces pour limiter les ravages des limaces.

Protéger les plantes

1. Éviter de semer trop tôt dans l'année, surtout sur un sol nu. Les limaces affamées par un hiver de jeune se rueront sur vos jeunes plants. Préférer les semis en caissette (laitues, persil, céleri,...) et repiquer ensuite.
2. Protéger physiquement les plantes repiquées (collerettes anti-limaces, bouteilles de plastic) et les jeunes semis (rouleaux de papier WC autour des haricots). Le sable, la sciure et la cendre sont vite inefficaces dès qu'il pleut. La coquille d'oeuf est OK mais il faut un poulailler industriel pour en avoir en suffisance !

Protection contre les limaces Protection contre les limaces

Protection contre les limaces Protection contre les limaces

Protection contre les limaces Protection contre les limaces

3. Planter un peu partout au potager de l'ail, des oignons, de la ciboulette et du fenouil. Leur odeur éloigne les limaces et escargots. Oubliez les lignes d'ail, vive la permaculture et son désordre apparent !



3bis. Autre répulsif à répandre sur le sol du potager : du marc de café et de la tanaisie hachée (merci Madame Nature pour l'info !).

4. Donner à manger aux limaces en jetant toute plante arrachée sur le sol du potager. Les limaces préfèrent les plantes en cours de décomposition aux plantes vivantes !



Chasser la limace et l'escargot

On n'est pas des anges quand même, et même si une certaine forme de cohabitation est possible, il faut quand même réguler la population ennemie au strict minimum. Nous épargnerons les limaces qui sont assez malignes pour se planquer dans la terre et les escargots capables de s'échapper du poulailler.

Chasse à l'escargot Chasse à l'escargot

Les poules sont en effet un auxiliaire parfait pour la chasse à la limace, et elles dévoreront sans compter celles que vous leur apporterez. Si vous n'avez pas de poule, exercez-vous au lancer d'escargot vers le champ du voisin.

5. Récolter les escargots dès qu'il pleut et au petit matin
6. Piéger les limaces (planche ou plastic sur le sol, agrumes,...) et les cueillir au petit matin
7. Lâcher les poules dans les parterres de vivaces et d'aromatiques. Si vous avez couvert vos parterres de BRF (broyât de haies), les poules y gratteront frénétiquement à la recherche des baveuses, épargnant les plantes et nettoyant les herbes indésirables par la même occasion.

PS : on n'a pas dit de lâcher les poules dans le potager !!!

Ne pas attirer les limaces

À proscrire au potager :

8. Les tiges de moutarde (engrais vert) dans le paillage : elles ADORENT ça et mangeront tout ce qui y pousse ou qui est repiqué à proximité.
9. La bière, qui attire les limaces à des kilomètres à la ronde, n'en exterminant qu'une faible proportion.

Partager l'abondance :

10. Une place à table pour l'étranger, et... un huitième de la production pour les limaces.

Une amie nous expliquait qu'elle donnait tous les jours un œuf de ses poules à la fouine. Pourquoi ne pas appliquer ce principe aux limaces ? Chez nous, l'ennemi est autorisé à prélever une part raisonnable de nos cultures. Une salade sur six, un haricot sur dix, les feuilles des dahlias,...

Partager l'abondance, c'est aussi un des principes de la permaculture !

Cet article a été mis à l'honneur par Isabelle Masson, Madame Nature, dans l'émission de radio Nuwa du 15 juin 2012.

lundi 31 octobre 2011

Un potager généreux, même en novembre

Un des principes de la permaculture, c'est d'offrir un jardin généreux en toutes saisons.

Potager en novembre

Nos premiers essais de culture sur butte vont au-delà de toutes les espérances. En moins de 2 mois, nous voici avec de magnifiques laitues (vertes et frisées), de la mâche, des scaroles, de la ciboulette et, entre les plantes, de tendres feuilles de bettes en semis spontané.

Potager en novembre

Le potager en carrés a bien reverdi après son abandon durant l'été. Il nous offre lui aussi l'abondance : mini-carottes, coriandre et capucines (jeunes feuilles !), mouron des oiseaux, bourrache, radis (semés en septembre), claytone de Cuba (ou pourpier d'hiver),...

Potager en novembre Potager en novembre
Coriandre et radis (à gauche) - Jeunes épinards et bourrache (à droite)

Potager en novembre Potager en novembre
Jeunes feuilles de capucine (à gauche) - Claytone de Cuba (à droite)

Bon, d'accord, dès les premières gelées, je ne donne pas cher des capucines et de la coriandre, mais on se prépare aussi pour la saison froide...

Potager en novembre Potager en novembre
Culture de laitues d'hiver et de pourpier d'hiver dans la serre (à gauche) - Rutabagas (à droite)



Potager en novembre

Quand un potager vous gâte toute l'année, la saison froide semble bien moins longue. Au contraire, les récoltes en plein hiver vous combleront de joie !

samedi 24 septembre 2011

Paillage et couvre-sol

Le but de la permaculture est d'imiter un écosystème semblable à une forêt (comestible !). En forêt, le sol est jonché de feuilles issues des arbres, qui forment ensuite de l'humus nourrissant les arbres, etc.

Paillage

Le jardinier évitera donc à tout prix de laisser le sol à nu, pour éviter le lessivage des "bonnes choses" qu'il contient par la pluie et l'assèchement par le soleil.

Paillage Paillage

Quelques exemples de paillis (également appelé paillage, mulch ou mulching) :
  • des feuilles de consoude hachées grossièrement (il parait que c'est aussi riche que le fumier et plein de potasse, favorisant la croissance des fruits)
  • des feuilles d'ortie (riches en azote, favorisent la croissance des feuilles), de bourrache (une fois qu'elle pousse, elle devient parfois envahissante)
  • du foin séché (préférer de herbes hautes fauchées et mises à sécher à la simple tonte), de la paille (achetée toute prête en ballot pour ceux qui n'ont pas un champ à faucher), de la paille de lin (apparemment la panacée mais je ne sais pas où m'en procurer)
  • toute plante "indésirable" dans les planches de permaculture (aïe aïe, ici se pose la question : "faut-il limiter l'abondance ?") sera délicatement arrachée et mise à sécher dans l'allée avant de retourner sur la terre d'où elle provient, sauf si elle contient des graines (j'imagine que l'on ne la met pas directement sur la terre pour éviter l'afflux de limaces, ou est-ce pour une raison esthétique ?).
  • du bois raméal fragmenté (BRF), mais attention, pas n'importe quel bois (feuillu). Malheureusement, je n'ai pas de broyeur et j'hésite à en acheter un pour broyer les branches de hêtre et de charme de nos tailles de haies). Je me souviens aussi d'un jardinier qui m'avait mise en garde contre l'utilisation d'écorces ("faim d'azote").
Paillage Paillage

Pour nos premières expériences en permaculture, qui se font en septembre, nous avons également semé de l'engrais vert (mélange de moutarde et de vesce).

Paillage Paillage

Amis permaculteurs, n'hésitez pas à partager votre expérience avec nous ! Merci d'avance...

samedi 10 septembre 2011

Potirons spontanés sur le compost : un bel exemple de permaculture

Cet été, le potager est resté deux mois sans soins (la faute à une jardinière qui est aussi une grande marcheuse, mais ça, c'est une autre histoire...).

A mon retour début-septembre, plus un seul légume dans le potager "classique" (à part 1/2 ligne de haricots semés en juin) et rien que des fleurs dans le potager en carrés (c'est joli mais ça ne nourrit pas une famille de 5 personnes).

Potiron spontané sur le compost

Par contre, une très belle surprise du côté du compost, où 6 magnifiques plants de potirons se sont développés tout seuls, sans semis, sans repiquage, sans arrosage, sans apport de fumier, sans attaque de limaces,... Résultat ce matin, en coupant des feuilles de consoude et des orties fraiches : je découvre non pas 3, mais 6 magnifiques potirons !

Potiron spontané sur le compost

Potiron spontané sur le compost Potiron spontané sur le compost

Potiron spontané sur le compost Potiron spontané sur le compost

Maintenant, vous savez pourquoi je veux passer tout le jardin en permaculture : pour prendre chaque été de loooongues vacances et retrouver un jardin épanoui et productif à mon retour, sans qu'il aie besoin du jardinier pendant 2 mois (OK, OK, je rêve un peu, mais ça me motive !).

mardi 6 septembre 2011

Nos débuts en permaculture

permaculture

Juste avant l'été, nous avons découvert avec grand intérêt le concept de "permaculture" : un potager qui imite un écosystème en équilibre, où les légumes se ressèment à leur gré, où tout pousse dans une joyeuse pagaille... C'était déjà notre philosophie avec le "potager spontané", mais nous avons encore des progrès à faire sur le plan de la productivité (à part les fleurs, peu de résultats !).

permaculture permaculture

Démarrage donc d'un essai de 3 planches en permaculture, sur le site de notre ancien potager en lignes.

Caractéristiques :

permaculture permaculture

- largeur des planches de culture : 1m40 (la plupart des auteurs conseillent 1m20 pour désherber facilement au centre, mais avec les côtés en pente, cela me parait peu comme surface cultivable...)
- largeur des allées : 50 cm (les auteurs conseillent de 20 à 30 cm, mais cela me parait vraiment étroit pour passer à l'aise avec mon seau et mes outils) - les allées serviront aussi à faire sécher les "mauvaises herbes" arrachées dans les planches avant de les remettre sur la terre des planches
- orientation est-ouest (pas de chance, certains auteurs conseillent nord - sud, mais d'autres disent que ça n'a pas d'importance : on verra bien les résultats !)
- constituer une butte de bonne terre, avec la terre des allées (creuser maximum 25 cm) et une abondante couche de compost décomposé
- les bords de la butte plantés de végétaux peu gourmands en eau (pour l'instant, j'ai mis de la ciboule, je compléterai au fur et à mesure)
- le haut de la butte est provisoirement occupé par des plants de scarole, laitue et mâche (histoire que ce soit joli tout de suite !)

permaculture permaculture

On le voit, plusieurs préceptes cohabitent sur le net, et je n'ai pas encore trouvé un bouquin sur la permacultue qui soità la fois valable et agréable à lire... Vos conseils (sites ou livres) sont les bienvenus !

permaculture