Quoi de neuf au potager ?

>> Retour au site de notre jardin











Suivez-nous ! facebook  twitter                            

samedi 31 décembre 2016

Le top 3 des courges à semer absolument

Chaque printemps, je me pose la question de quelles courges je vais bien pouvoir semer au potager. En plein automne, au cœur des récoltes, voici le palmarès des cucurbitacées que je préfère.

Quelles courges semer au potager ?

Mon palmarès

1) Le potimarron

Il a tout pour plaire :
- taille idéale pour un repas familial
- on ne doit pas le peler (la peau se mange)
- il se conserve bien
- un petit goût de châtaigne

Potimarron Potimarron

Je le prépare en soupe (seul ou avec un poivron, des carottes, des poireaux,...) ou en gratin (par exemple avec du quinoa cuit dans le lait).

2) La courge butternut

D'aspect extérieur assez moche (par sa forme et sa couleur), elle recèle des trésors à l'intérieur :
- une chair orange délicieuse
- très peu de pépins
- facile à peler

Butternut Butternut

Je la prépare en soupe avec du lait de coco et un peu de curry. Un délice !

3) Le pâtisson

Très joli avec ses bords festonnés, le pâtisson se consomme farci de viande hachée, éventuellement mélangée avec du riz. La cuisson au four évite de devoir le peler (mission impossible) et le plat est très esthétique.

Pâtisson farci

Les courges que je n'aime pas :

4) Le bonnet turc

Cette année, j'ai également testé le bonnet turc, splendide courge d'exposition. Très bon mais la peau est extrêmement dure et il contient beaucoup de pépins.

Mon truc pour les courges à la peau coriace : les débiter en gros morceaux, enlever les pépins et les cuire dans un bouillon de légumes. Ensuite, on retire la chair à la cuiller et on la mélange au bouillon (pour la soupe) ou on la prépare en flan, gratin ou purée.

5) La courge spaghetti

Je n'aime pas trop son goût aqueux

Récolter les graines des courges ?

Attention, il n'est pas conseillé de récolter les graines des courges pour les semer l'année suivante. Les courges s'hybrident facilement, parfois avec les courges non comestibles du voisin. Le résultat du semis, même comestible, risque de ne pas ressembler à la courge "mère".

Cucurbitacées

Et vous, quelles sont vos cucurbitacées préférées ? Et quels sont vos critères pour les semer au potager ?

vendredi 27 décembre 2013

Culture de champignons de Paris

La culture des pleurotes nous ayant donné beaucoup de satisfaction, nous avons décidé cet hiver de tenter celle des champignons de Paris. Nous nous plaignons souvent de notre cave, très humide, mais elle se révèle être une excellente champignonnière !

culture de champignons de Paris

17 novembre : mise en place de la culture. Une simple botte de paille, vendue dans son plastique transparent, qu'il suffit d'ouvrir et de recouvrir d'une couche de terreau (fourni dans le paquet). Le kit coûte une vingtaine d'euros (en jardinerie). Il faut arroser très légèrement le terreau, pas trop souvent pour éviter tout risque de pourriture.

culture de champignons de Paris culture de champignons de Paris

Après 3 semaines, premières petites taches blanches dans le terreau. Nous récoltons notre tout premier champignon le 12 décembre. Il nous étonne par sa fermeté et sa densité : rien à voir avec les champignons tout légers du commerce !

culture de champignons de Paris

Après encore 2 semaines, la production est au plus beau et les champignons semblent grossir de plus en plus vite !

culture de champignons de Paris culture de champignons de Paris

Jusqu'à présent, nous les dégustons crus, nature, en rondelles, à l'apéritif. Nous n'avons pas encore essayé les toasts ni les champignons farcis. Dès que ce sera le cas, je compléterai cette page, promis !

culture de chicons à la cave

Petite info utile, les champignons de Paris cohabitent très bien avec une culture de chicons en bacs. Même époque de l'année et mêmes conditions de culture.

dimanche 6 octobre 2013

Comment cultiver le safran ?

Nicolas et moi sommes depuis toujours de grands amateurs de safran. Connu depuis l'Egypte ancienne, le pistil du crocus sativus est en effet l'une des meilleures épices au monde.

Safran en fleur

Utilisé il y a 3000 ans en médecine chinoise, le safran serait plein de vertus : puissant anti-dépresseur, antioxydant, bon pour la peau, la mémoire, la digestion, le cholestérol et même... aphrodisiaque.

Son seul défaut : le prix ! Un gramme de safran coûte environ 30 euros. Ce qui peut se comprendre lorsque l'on sait qu'il faut 150 fleurs pour obtenir 5 grammes de pistils frais, et que le séchage fait perdre au produit 80% de sa masse. Ce qui donne 150.000 fleurs pour 1 kilo de safran !

Après avoir traversé des safranières cet été dans le Quercy, j'avais acheté quelques bulbes à un pépiniériste hollandais lors de la Fête des Plantes à Hex.

C'est à l'occasion d'une visite chez le producteur du Safran de Cotchia (Wasseiges, Belgique) que j'ai eu l'occasion d'en savoir plus sur la culture de l'or rouge.

La plantation du crocus à safran

La variété s'appelle le crocus sativus. A la différence du crocus commun, il fleurit en octobre (pas au printemps !), un peu comme les colchiques (mais il n'est pas de la même famille).

Bulbes de safran Culture de safran

Il faut un bulbe de min. 8 cm de "tour de taille" pour qu'il fleurisse la 1ère année.

On plante les bulbes en été avant le 15 juillet en sol aéré (pas tassé), à raison de 30 bulbes au mètre carré, avec une exposition ensoleillée (sud ou sud-ouest). Les bulbes restent en place au moins 5 ans. Ils vont se multiplier s'ils ne sont pas trop serrés.

Le bulbe du crocus à safran résiste à -15° C si il est planté profond (20 à 30 cm).

On trouve des plantations dans les sols très calcaires du Quercy mais il semble que le sol argilo-marneux de la Hesbaye humide lui convienne également.

La ferme de Cotchia pratique la culture sur butte car, en Belgique, les pluies fréquentes présentent un danger de pourriture. Le bulbe est donc planté à 5 cm de profondeur et la butte fait 15 cm de haut.

Le principal ennemi du bulbe de safran est le mulot (ou rate) qui emprunte les galeries creusées par les taupes.

La butte de culture est désherbée délicatement (à la main) durant toute l'année. Ceci dit, dans le Quercy, le champ de safran n'était pas particulièrement nettoyé et le safran poussait plutôt bien (mais le sol calcaire étant desséché en été, il y a nettement moins d'adventices que dans la bonne terre bien fertile de Hesbaye !).

Culture de safran sur butte

On peut planter du safran dans un bac (8 cm entre les bulbes) mais ne pas utiliser du terreau (risque de pourriture du bulbe après floraison).

La récolte

La floraison a lieu en octobre et s'étale sur 6 semaines (en Belgique), durant lesquelles on récolte les fleurs ouvertes 3 fois par jour.

Safran de Cotchia en pleine floraison

Le rendement sera faible la première année (1 fleur pour 3 bulbes) en raison de l'acclimatation du bulbe : celle-ci sera d'autant plus facile que les bulbes proviennent d'un climat semblable au vôtre (ou plus rigoureux). Évitez donc de ramener vos bulbes du Maroc !

Dès la deuxième année, si les conditions sont bonnes, le crocus sativus produira 2 fleurs par bulbe.

Pour fleurir, le safran a besoin de températures fraîches la nuit. Il faut donc éviter de pailler le sol.

Il faut ensuite émonder (couper) les pistils (1 pistil se divise en 3 stigmates) puis les sécher, les peser et les emballer.

On conseille d'attendre quelques semaines avant de le consommer pour que le safran développe tout son arôme.

Fleur de crocus à safran Fleur de crocus à safran

Quelques chiffres

- 150.000 fleurs pour 1 kg de safran
- 150 fleurs pour un gramme de safran
- Cueillette manuelle : 1000 bulbes/heure
- Émondage : 400 bulbes/heure
- Séchage : perte de 80% de son poids en eau
- Prix au kilo : environ 30.000 euros

Safran du Quercy

Les imitations du safran

Les produits falsifiés ou impurs représentent au minimum 80% du safran vendu dans le monde !

Mélanges ou confusion avec :

- Carthame (le "safran du pauvre") qui est une plante tinctoriale
- Souci
- Curcuma (appelé "safran des Indes")
- Paprika
- Barbe de maïs
- Brique, craie,...

En règle générale, éviter les produits bon marché et en poudre, et bien examiner les pistils : ils doivent être rouge vif, avec très peu de jaune (la base du pistil n'a aucun goût). Faites aussi confiance à votre odorat : une fois qu'on a senti du vrai safran, on ne s'y trompe pas.

Les producteurs de safran

Les grands producteurs actuels de safran sont l'Iran, l'Espagne, l'Inde (région du Cachemere), le Maroc, l'Italie et la Grèce.

La France ne produit plus que 14 kg par an (elle en produisait une tonne sous l'ancien régime).

La Belgique débute et l'intérêt pour cette production à haute valeur ajoutée semble aller crescendo sous nos latitudes.

Safran iranien, espagnol et français

Cuisiner le safran

Ne JAMAIS mettre les pistils directement dans la sauce ou dans le plat !

Pour qu'il donne tout son arôme et toute sa couleur or, il faut laisser tremper le safran dans de l'eau, du lait, de la crème, du bouillon ou du vin (mais pas d'huile) durant 3 à 4h (si possible 24h) dans 1/2 cm de liquide.

Idée : infuser dans bac à glaçon une nuit (2 pistils par glaçon) puis congeler.

Proportion en cuisine : 2 pistils (6 stigmates) par personne

Ajouter votre infusion en fin de préparation (max 15 min de cuisson). Évitez les ustensiles en bois !

Recettes pour un menu 100% safran

- Kir ou kir royal au sirop de safran (ferme de Cotchia).
- Gambas flambées au pastis et risotto safrané (5 pistils pour 250 gr).
- Péché mignon au safran : dans un plat au four, couche de purée de légumes (ex : potimarrons), poisson blanc, sauce crème avec infusion de safran.
- Quatre-quart safrané

Produits préparés au safran

Le safran de Cotchia

C'est en 2009, suite à un reportage télévisé, que les époux Léonard décident de reconvertir leur boucherie à la ferme en safranière.

Aujourd'hui, leur plantation compte près de 120.000 bulbes + une pépinière pour la multiplication.

Leur activité se répartit entre :

- Production de safran
- Produits dérivés
- Formations de futurs producteurs
- Visites guidées (groupes uniquement, 10 eur/personne)
- Et la vente de 35.000 bulbes par an.

Fleur de crocus à safran
Photo : Safran de Cotchia

Quelques producteurs belges et français :

Voici des sites pour en savoir plus et acheter du vrai bon safran :

- Safran de Cotchia
- Safran gaumais
- Safran bio Lou Cantou (Quercy)

dimanche 26 mai 2013

Semences hybrides F1 : pourquoi les éviter

Même en étant adepte des semenciers bio (Kokopelli et Semailles principalement), j'avoue que je n'avais jamais fait très attention à cette petite mention "F1" très discrète sur certains sachets de graines du commerce.

Semences hybrides F1

F1 et jardinage spontané : incompatible

Un de mes grands bonheurs au jardin, c'est de laisser vivre aux légumes leur cycle complet : juste après le semis, j'observe les jeunes pousses pour apprendre à les reconnaître, je ne cueille pas tous les légumes à maturité (tant je les trouve beaux !), je les laisse monter en fleur (après l'hiver pour la plupart des légumes) et je laisse leurs graines se disperser dans la terre de la permaculture.

Au printemps suivant, soit 2 ans après le premier semis, vient la récompense : le légume s'est ressemé tout seul, au bon endroit, sans se soucier de la lune ou des Saints de Glace,...

Cette façon de jardiner, en harmonie avec ses plantes, n'est pas possible si l'on sème des hybrides F1.

Permaculture Semis naturels dans la permaculture

En effet, un hybride est issu du croisement de deux variétés différentes d'une même espèce. Seule la première génération (dite F1) va avoir les caractéristiques annoncées sur le paquet de graines.

Un exemple

Imaginos un épinard à grosses feuilles et à tige robuste obtenu en croisant :
- un épinard à grosse tige et petites feuilles
- un autre à grosses feuilles mais peu productif.

Si on récolte les graines de l'hybride ou qu'on les laisse simplement se ressemer, elles vont donner, dans la génération F2, des plantes aux caractéristiques variables : certaines identiques à la plante "mère", mais d'autres avec des caractéristiques des "grands-parents", pas toujours intéressantes pour le jardinier.

Dans notre exemple, on aurait 1/4 d'épinards à petites feuilles, 1/4 peu productif, et la moitié semblable aux parents.

Pour l'agriculteur, il n'est pas possible de récolter les graines issues d'hybrides F1 car la perte de rendement serait trop importante : au moins 25% des plantes de la génération F2 seront non conformes.

Par contre, les légumes hybrides sont souvent plus résistants, mieux calibrés, bref : idéaux pour une agriculture industrialisée et standardisée.

Donc il suffit de racheter des semences chaque année ?

C'est vrai que si on regarde juste le prix dérisoire d'un sachet de semences, on ne voit pas l'intérêt de conserver, de récolter et de partager ses graines.

Pourtant, les semences des espèces cultivées chez vous (récoltées sur les plus beaux spécimens) donneront des légumes mieux adaptés à votre sol et à votre climat. Et face aux pratiques des semenciers (semences stériles notamment), il est temps que les jardiniers fassent de petits gestes de résistance, pour protéger, reproduire et échanger les anciennes variétés potagères.

Bien choisir ses semences

C'est avec effroi que j'ai trouvé des panais, des tomates et du komatsuna "F1" dans mes semences. Mes panais allaient justement monter en graines, je les ai arrachés en grinçant des dents : on ne m'y reprendra plus !

Tomates cerise hybrides F1 Komatsuna de Baumaux, encore un hybride F1

Pour en savoir plus :

lundi 13 mai 2013

Les légumes asiatiques : insolites et faciles à cultiver

J'avoue éprouver une grande curiosité lorsque je découvre des légumes au nom insolite ou inconnu. Alors quand je vois un sachet de graines intitulé mizuna, komatsuna ou amsoi, c'est plus fort que moi, je sème ! La plupart de ces légumes sont des légumes-feuilles, assez faciles à faire pousser.

Petit retour d'expérience et quelques déboires avec les légumes orientaux au potager :

Semis en pleine terre :

Mizuna (brassica rapa var. japonica) pousse très très bien. Note : c'est pratiquement le même légume que Namenia (brassica rapa), pousses de navettes, ou mesophylla (qui n'est pas asiatique !)

Mizuna Namenia

Semis sous abri, puis repiquer :

Komatsuna (brassica rapa peruirridis), sorte de chou à feuilles séparées
Kintsai ou céleri chinois --> semis raté :-(
Amsoi (brassica juncea, var. rugosa), moutarde verte chinoise également décrite comme chou, apparentée au pak-choi
Baselle (famille des basellacées), pas facile à faire germer

Komatsuna Semences de Komatsuna F1

Autres légumes asiatiques que je n'ai pas testés :

Pak-choi (brassica campestris var. chinensis)
Tah Tsai, chou rosette (brassica rapa, var. rosularis

Où se procurer les graines de légumes chinois ?

Semailles et Kokopelli ont un beau choix. C'est toutefois Everseeds qui a le mieux développé sa gamme de légumes asiatiques. Dans les jardineries, on trouve également les légumes orientaux de Sluis Garden.

jeudi 18 avril 2013

Avril : le bonheur des premiers semis

Plus encore que mai, avril est le mois des semis.

Sous la serre, dans des caissettes, nous préparons la belle saison avec les légumes et les fleurs qui seront repiqués au jardin dès la mi-mai, après les "Saints de Glace" et leurs redoutables gelées.

Premiers semis sous abri en avril

Quelques semis de légumes faciles à réussir en caissette :
  • Les courges, potirons et autres pâtissons
  • Les laitues pommées
  • La chicorée pain de sucre
  • Le maïs
  • Le persil plat et frisé
  • Le basilic (attendre qu'il fasse chaud)

Premiers semis sous abri en avril

Et du côté des fleurs à semer en avril (dans des pots ou des caissettes) :
  • Les tagètes
  • Les cosmos
  • Les lavatères
  • Les tournesols
  • Les ipomées, pois de senteur et haricots d'Espagne, dans des haut pots de carton "faits maison"
  • Le cléome spinosa (une de mes fleurs préférées)
  • L'amarante (pas facile de repiquer ses petites plantules, mais vous serez récompensés de vos efforts car c'est une fleur magnifique)
Premiers semis sous abri en avril Premiers semis en pleine terre en avril

En pleine terre, de préférence au potager en carré, plus chaud que la permaculture, je sème en avril :
  • des radis
  • de la laitue à couper
  • de la roquette
  • du cresson de jardin
  • des épinards
  • de la coriandre
  • du cerfeuil
  • également les carottes mais je les rate toujours
  • sans oublier les pois mais pas dans les carrés, trop secs (on peut les semer dès le mois de mars, mais ceux semés en avril les rattrapent en taille !)
C'est fou le bonheur que l'on ressent à chaque fois que les petites pousses sortent de terre !

Premiers semis en pleine terre en avril Premiers semis sous abri en avril

dimanche 9 décembre 2012

Graines germées, mode d'emploi

En hiver, une des choses qui manquent le plus au jardinier, c'est le bonheur de voir pousser les graines qu'il a semées...

Graines germées

Pourtant, plusieurs cultures peuvent se pratiquer quand tout est gelé dehors : les chicons (endives), les champignons et... les graines germées. Tout l'hiver, ces petites pousses gonflées de bons nutriments agrémenteront vos salades, potages ou autres tartines...

La méthode de culture des graines germées est assez simple :

- tremper les graines entre 4h et 24h selon les espèces
- laisser germer 2 jours à la pénombre (pour recréer une ambiance de germination proche du naturel) en rinçant 2x par jour
- laisser pousser jusqu'à la taille souhaitée en rinçant 2x par jour à l'eau fraîche.

Les puristes utiliseront de l'eau filtrée mais, personnellement, je n'aime pas ces cruches dont les recharges coûtent cher et génèrent pas mal de déchets.

Graines germées Graines germées

Il faut 4 à 5 jours seulement pour une délicieuse récolte de luzerne en bocal. La moutarde, dans sa barquette, a mis près de 10 jours avant d'être consommable. Les germes de poireaux, par contre, on pris plus d'un mois à germer !

Quel germoir choisir ?

Le germoir en plastique coûte cher (presque 20 EUR), il se casse la pipe à chaque arrosage, et les graines passent à travers des trous. On trouve également des bocaux sur un support, à des prix exorbitants.

Graines germées

J'ai utilisé de simples bocaux à confiture, avec une toile de moustiquaire ou des carrés de bas nylon, fixés au moyen d'un élastique, en guise de couvercle. Beaucoup plus simple et économique :
- trempage et pousse dans le même bocal
- plus simple de bien rincer toutes les graines
- les graines dessèchent moins, germent mieux et poussent plus vite.

Graines germées Graines germées

Les graines suivantes conviennent très bien à la culture en bocal :

- luzerne (alflafa)
- radis
- chou rouge
- poireau (attention, très lent à germer)

Il existe aussi des mélanges type "salade folle" (Lima), mais leur inconvénient est que, parfois, le temps de germination diffère entre les graines du mélange.

Graines germées Graines germées

La culture des graines à mucilage en barquette

Certaines graines, lorsqu'on les fait tremper, sécrètent une sorte de gélatine transparente, le mucilage. Ces semences ne sont pas adaptées pour la culture en bocal (impossible de les débarrasser de leur eau, le mucilage bouchant le "tamis").

Il vaut mieux les installer sur une coupelle recouverte d'un papier absorbant ou, mieux, d'un filtre à café, qui permet de cueillir les plantules en retirant les racines sans manger le papier (merci à Christian pour le truc !). On pulvérise de l'eau (ou on arrose) matin et soir pour garder le substrat humide.

Graines germées

Graines germées

Les graines mucilagineuses sont :

- la cressonnette
- la moutarde (assez lente à germer)
- le basilic
- la roquette

Et maintenant, régalez-vous !

Graines germées

samedi 7 avril 2012

Pour les semis : presse-motte ou petits pots "maison" ?

Avec l'arrivée du printemps, les jardiniers brûlent d'envie de réaliser leurs premiers semis à l'intérieur, près d'une fenêtre bien exposée, ou en serre pour les plus chanceux.

Premiers semis de printemps

Piments, poivrons et tomates se sèment dès le mois de mars, mais on peut également commencer les semis de laitue, chou, betteraves, céleri, tagètes, que l'on repiquera au potager après les gelées.

Premiers semis de printemps

Si l'achat d'un terreau "spécial semis" est fortement recommandé, les petits pots en tourbe, très chers et pas vraiment écologiques, peuvent être remplacés par diverses alternatives "maison". Nous les avons testées pour vous.

Le presse-motte

Le secret du presse-motte, c'est qu'il ne suffit pas d'humidifier le terreau. Dans un seau, vous réaliserez une infâme "popote" ("mish-mash" ou "toutouille" selon les jargons). Un truc, laissez faire vos enfants, ils adoreront.

On bourre le presse-motte de cette "gadoue", on presse l'eau excédentaire et on détache délicatement la motte. Il n'est pas nécessaire de remplir le presse-motte jusqu'au-dessus, 2/3 de la hauteur suffisent amplement.

Presse-motte pour les semis

Le défaut du presse-motte, à mon avis, c'est qu'il faut vraiment beaucoup de terreau pour peu de semis. OK pour les tomates, mais pour les laitues, c'est un peu du luxe.

Les boites d'oeufs

Evitez de semer dans la moitié creuse des boites d'oeufs, car le terreau y sèche très vite et la boite se détériore (et se raplatit) à l'arrosage. Par contre, si on découpe le couvercle de la boite d'oeuf, on a un conteneur très simple et vite prêt.

Semis dans des boites d'oeufs

Encore plus joli, les "oeufs à semer". Lorsque vous les replantez, n'oubliez pas de casser la coquille. Et évitez de trop arroser. Mignon, non ? Le truc pour obtenir une cassure bien nette : le "toqueur", petit accessoire un peu gadget mais que l'on adore.

Semis dans des boites d'oeufs Semis dans des boites d'oeufs

Les petits pots "faits maison" en carton ou en papier

Les rouleaux de papier WC permettent de réaliser des pots cylindriques avec un fond (indispensable !). Utilisez le roleau complet (sans le couper comme sur la photo). Idéal pour les grimpantes (pois de senteur, haricots grimpants, ipomées,...). Nous avons également appris un pliage pour réaliser des petits pots en papier, à partir d'une feuille de format A4.

Petit pots en rouleau de papier WC Petit pots en papier plié

Le conseil de Nicolas : placer les pots sur un lit de sable qui absorbera l'excédent d'eau et évitera au fond des pots de se détériorer.

L'idéal pour les semis : les boites en frigolithe

Le polystyrène expansé est, selon moi, le conditionnement idéal pour les premiers semis. Bonne proportion terreau / graines, il garde l'humidité et peut être recouvert aisément d'une plaque de verre avant la levée. Il ne faut pas percer la boite et arroser modérément. Taux de réussite des semis maximal. Les boites se recyclent plusieurs années d'affilée.

Semis de printemps dans des boites en frigolithe

Encore mieux : les grandes boites en frigolithe que vous pouvez demander chez votre poissonnier, avec le couvercle qui peut garder les semis au chaud jusqu'à la levée.

Les pots en terre et jardinières

Coriandre, basilic, ciboulette, ciboule et persil donnent de très bons résultats cultivés en jardinière...

Semis à l'intérieur en jardinière Semis intérieur dans des pots en terre

dimanche 19 février 2012

Culture de pleurotes au garage (et non en cave !)

Suite au reportage télévisé qu'elle a réalisé sur la culture des légumes à l'intérieur en hiver, Madame Nature nous a offert une belle caisse de "Champi Kit" avec un mycélium de pleurotes.

Culture de pleurotes Culture de pleurotes

Comme elle l'explique dans l'émission, la culture des pleurotes chez soi est excessivement simple : on troue la boite avec un couteau (8 trous sur deux côtés) et on la place dans une pièce pas trop sèche, éclairée et entre 15 et 18 °C. Un garage ou une buanderie font parfaitement l'affaire, mais pas la cave, trop froide et pas assez éclairée.

Culture de pleurotes

Après 7 jours, nous avons vu apparaître les premiers "bébés pleurotes" par un des trous. Cinq jours après leur apparition, les premières pleurotes peuvent être récoltées. Leur croissance est impressionnante.

Culture de pleurotes

Les pleurotes suivantes sortent déjà, mais pas par les trous : elles préfèrent percer elles-mêmes les arêtes de la boite !

Culture de pleurotes

Les pleurotes sont un délice sur un toast pour une Saint Valentin cool au coin du feu de bois...

Après une première campagne de récolte, quand le "Champi Kit" semble épuisé, on le descend à la cave pendant 3 à 6 semaines. On le remet ensuite dans la buanderie pour une seconde récolte, encore plus impressionnante que la première. Jugez plutôt :

Deuxième récolte de pleurotes Deuxième récolte de pleurotes

dimanche 20 novembre 2011

Plantation des chicons (endives) dans la cave

Un grand merci à Nicolas qui a réalisé ce petit reportage photo sur la plantation des chicons...

Plantation des chicons en cave

Il vous faut des "griffes" (racines) de chicons et un bac en plastic, menu d'un bout de tuyau (pour un arrosage des racines sans faire pourrir les collets).

Plantation des chicons en cave Plantation des chicons en cave

On trouve les griffes en jardinerie (nous les achetons chez Tirtiaux à Andenne)

Plantation des chicons en cave

Ensuite, un bon terreau "maison" ou en sachet...

Plantation des chicons en cave Plantation des chicons en cave

Comment remplir le bac de terreau en tenant les chicons bien droits ?

Il y a un truc :
  • poser le bac sur le grand côté
  • déposer les chicons à plat
  • alterner les couches de terreau et de chicons
  • ensuite, redresser le bac, et le tour est joué !


Plantation des chicons en cave

Placez les chicons dans la cave en les couvrant avec un plastic noir percé de trous (surtout si il y a de la lumière dans la cave).

Plantation des chicons en cave

Et après quelques semaines... place à de délicieuses récoltes !

Récolte de chicons en cave

Le 2 février, nos chicons étaient les invités d'honneur de l'émission télé "Sans Chichis", sur le thème "Cultiver des légumes à l'intérieur en hiver, c'est possible !". La récolte n'avait plus aussi fière allure mais avec un brin de maquillage, le passage en télé s'est très bien passé !

Récolte de chicons en cave

vendredi 20 mai 2011

Germination

Rien ne me met plus en joie que de voir pointer, dans un pot ou au potager, les premier signes de vie de mes semis...


Jeune pousse de courgette


Jeune pousse de cosmos

Et c'est encore plus chouette quand on a récolté ses propres graines !

J'ai réussi mes semis, mais j'ai raté presque toutes mes photos... Je me suis donc rattrappée sur une autre sorte de germination, tout aussi utile au jardin et qui ne met pas que moi en joie ;-)

dimanche 24 avril 2011

Petit semis d'avril deviendra grand...

Semis en avril
Ici dans la serre, tout va bien...

Semis en avril
Mon deuxième essai de basilic (nouvelles graines) a enfin marché

Semis en avril Semis en avril
Dans les carrés aussi, ça commence à pousser (ne me demandez pas ce qu'est la "mizuna", moi-même je ne sais plus !!!)

Semis en avril Semis en avril
Voici les carrés dont je suis la plus fière : radis et roquette en pleine forme après à peine un mois

Semis en avril Semis en avril
La bourrache et la coriandre vont également très bien, mais je n'ai aucun mérite : il s'agit de semis naturels...

Semis en avril Semis en avril
Et voilà ce qui se passe quand on laisse tout monter en graines (j'adore voir les fleurs des légumes) : quand on a semé, on a du mal à voir ce qui est vraiment censé pousser entre les pavots, la roquette, les épinards fraise, les myosotis, les soucis et quelques indésirables...

Je me console avec cette superbe "Lollo Rossa" de Kokopelli (à droite), extra comme laitue à couper (et est facile à repérer vu sa couleur).

Et maintenant, allez admirer le potager en carrés "de catalogue" de Nicolas, ses semis sont superbes (ses photos aussi) !

mardi 18 mai 2010

Nicolas le jardinier

Pendant que sa femme joue à faire des trous dans les pelouses, Nicolas a fait un magnifique travail, tant dans "son" potager (en lignes, par opposition à "mon" potager en carrés), que dans la serre...

Quelques photos :


Semis de bettes, navets hâtifs, haricots et betteraves (pour ce 17 mai). A l'avant plan : oignons, ail, échalotes, pommes de terre des Canaries


Repiquage des potimarrons avec leur colerette anti-limaces


Et bien sûr les traditionnelles tomates, toutes différentes, dans la serre (semences de Kokopelli)

Nicolas a également planté quelques graines et tubercules aux noms bizarres, reçus d'amis, mais je vous les montrerai quand ça aura poussé (et quand je retrouverai les sachets car j'ai oublié les noms de ces légumes "exotiques" !!!).

lundi 17 mai 2010

Des plantes qui aiment l'ombre

Petit tour de notre jardin à la rencontre de ces précieuses plantes qui aiment l'ombre :

Ail des ours Aspérule odorante
Ail des ours (gauche) - Aspérule odorante (droite)

Hostas Tiarella et langue de cerf
Hostas et géraniums vivaces (à gauche) - Tiarella (fleurs blanches) et fougère "langue de cerf" (à l'arrière)

Balsamines
Balsamines de l'Himalaya (considérées comme invasives, pourtant elles gèlent et sont bien pratiques pour cacher une palissade en quelques semaines)

Mais aussi : Macleaya, hellébores, pulmonaires, anémone du japon...

Nous avons aussi essayé des plantes qui supportent l'ombre mais préfèrent la mi-ombre pour se révéler dans toute leur beauté : euphorbe, brunnera, heuchera, muguet, astilbe, persicaria, hydrangea, hémérocalle...


Qui peut me donner le nom de cette plante, devant la rose trémière (feuilles très découpées, presque pourpre, elle se porte très bien à la mi-ombre) ? Merci d'avance !

Nouveaux massifs ombragés

Comme chaque année, la pelouse recule, les fleurs avancent... Cette fois, c'est contre le mur du voisin, très ombragé, que j'ai creusé des "trous"... Pas encore très léché, car j'ai bien l'intention d'étendre encore la zone dédiée aux fleurs... au dériment de la pelouse :-)

Massif de fleurs au nord Massif de fleurs au nord
Les heuchera ont enfin trouvé une place rien que pour eux ! Pour la bordure, j'ai mis des persicaria, et quelques euphorbes pourpres pour rester dans les tons

Massif de fleurs au nord
Comment cacher une palissade au nord en quelques semaines ? Vive la balsamine (pas si invasive et surtout délicieusement parfumée en automne, sans oublier la joie des enfants devant les graines qui font "spitch")

Massif de fleurs au nord
Ce coin-ci ne voit jamais le soleil... et pourtant ça pousse !

Quelques plantes qui aiment bien l'ombre...

lundi 23 novembre 2009

Repiquage des laitues pour le printemps prochain

Cette année, nous sommes précoces ! En effet, l'an dernier, c'est le 21 décembre, pour la télévision (voir le reportage), que Nicolas avait repiqué les laitues d'hiver. Cette année, nos semis avaient raté, mais la Nature a bien fait les choses : plein de bébés-laitues dans les carrés (comme quoi, ça a du bon de laisser les légumes monter en graines !).

Repiquage laitues d'hiver Repiquage laitues d'hiver

Repiquage laitues d'hiver

Repiquage laitues d'hiver
Cette fois, nous commençons par la serre (il faut dire que quand il y a du soleil, il y fait une température exquise, tant pour les salades que pour le jardinier !)

Repiquage laitues d'hiver
Ca, Nico, c'est de la laitue à couper : tu es certain que ça va reprendre ??? (signé : l'inspectrice des travaux finis qui est restée scotchée à son ordi pendant que son mari travaillait aux champs).

Repiquage laitues d'hiver

Repiquage laitues d'hiver
Mmmmm, vivement les bonnes salades dès le mois de mars !

dimanche 28 juin 2009

12 fleurs faciles à cultiver

Voici 12 fleurs super faciles à cultiver... La preuve, elles poussent chez nous, dans une terre ingrate et sans arrosage. Les photos ont été prises entre le 12 et le 25 juin.

Chèvrefeuille
Chèvrefeuille

Pavot vivace encore tout chiffoné
Pavot vivace encore tout chiffoné

Rose... rose, tout simplement
Rose... rose, tout simplement (entre nous, je n'adore pas cette couleur, mais c'est la seule qui pousse bien chez nous !)

Pois de senteur vivace
Pois de senteur vivace

Pavot annuel rose tutu
Pavot annuel rose tutu (appellation "maison")

Lavatère Baby Barnsley
Lavatère Baby Barnsley (acheté pour le parterre de Marie)

Cosmos picoté
Cosmos picoté

Pavot annuel
Pavot annuel (variété inconnue)

Pavot annuel
Pavot annuel (encore une variété inconnue)

Inula
Inula (plante géante !)

Acanthe
Acanthe picante mais si belle

Lychnis chalcedonica
Lychnis chalcedonica (cette fois je n'ai pas oublié son nom !)

mardi 24 mars 2009

Petits travaux du week-end

Nicolas a rempoté tous ses bébés-tomates (70 plants !) semés le 1er mars. Bravo !!!

Repiquage des tomates en pots

J'ai semé plein de fleurs (les graines maraudées lors de nos dernières vacances), des salades et du basilic dans des caissettes à la serre (sauf le basilic, en mini-serre chauffante à la maison).



Et oui, vous voyez bien, on a fait notre premier barbecue de l'année !

dimanche 21 décembre 2008

Repiquage de laitues d'hiver

Bon d'accord, il faut être un peu fou pour repiquer des laitues en plein mois de décembre (on les protège quand même avec une couche "tunnel" en plastic)

Pour tout vous avouer, on avait un peu tardé à faire les semis, et c'est la présence des caméras de télévision qui nous a motivés.

Mais je vous parie que grâce à cela, nous aurons dès avril de belles petites laitues pommées au jardin !

Laitues d'hiver : repiquage en pleine terre
Laitues d'hiver : repiquage en pleine terre

jeudi 24 juillet 2008

Prairie fleurie


Même si on n'a que quelques ares de jardin, je caressais le rêve d'installer un jour une prairie fleurie.

Au mois de mai, profitant de la disparition du tronc de notre vieux noyer, voici un petit bout de terrain qui fera bien l'affaire. J'y ai semé et repiqué un peu n'importe quoi : cosmos, soucis, pavots, marguerites des prés... J'ai ajouté un sachet de fleurs "sauvages" (???) acheté chez Hema, bref, rien de très orthodoxe...

Semis d'une prairie fleurie

Voici le résultat 2 mois et demi plus tard :

Mini prairie fleurie

Evidemment, vous allez sourire si je vous montre à quoi ressemble ma prairie de rêves : quelque chose entre ces deux photos...

Prairie fleurie
Prairie fleurie naturelle dans les fonds de Wartêt (15 mai)

Prairie fleurie
Prairie fleurie semée à Neufchâteau, près du Moulin du lac (20 juillet)

Pour ceux qui veulent éviter les erreurs de jeunesse, comme dirait mon papa, consultez le site d'ECOSEM et la liste des plantes conseillées dans les "vraies" prairies fleuries. Il faut en effet y éviter les espèces botaniques et ne pas semer de graminées (herbe) sur les petites surfaces.

Par ailleurs, le GROS défaut des "fausses" prairies fleuries (celles que l'on sème) est qu'elles ne se renouvellent pas spontanément et/ou s'épuisent au bout de quelques années. Le défi sera donc d'y installer des espèces qui s'y trouvent suffisamment bien pour s'y ressemer toutes seules. Je compte néanmoins griffer le sol une fois par an et en ôter les indésirables parfois bien envahissantes (boutons d'or, séneçon, etc.). Et y ajouter des espèces déjà présentes au jardin: souci des moissons, nielle des blés, achillée, petite pimprenelle, eupatoire chanvrine, plantin, origan, tanaisie, cardère,...